Cette page répond à une question que l'on nous pose souvent : « qui écrit ? » La réponse tient en peu de mots : des mélomanes français, d'âges et d'horizons différents, réunis par deux amours, les guitares sèches et les grandes voix, et par une conviction : que ces musiques méritent mieux que la nostalgie. Nous exerçons cette activité par plaisir, sur notre temps libre ; personne ici n'est salarié, et la revue ne vit que de curiosité.
Par choix, nous signons collectivement : chaque texte est relu par au moins deux paires d'oreilles, et ce sont des rôles (pas des personnes) que nous présentons ci-dessous. Cette modestie n'est pas un repentir : c'est une manière de mettre la musique avant les musiciens de la plume.
La direction éditoriale
Deux fonctions structurent la revue. La rédaction en chef arrête le programme de l'année, dossiers, portraits, analyses, et veille à la régularité du calendrier détaillé dans l'agenda. L'éditrice musicale, formation d'organiste et de musicologue, vérifie ce qui doit l'être : dates, orthographes d'albums, faits biographiques. Toute assertion d'un article passe par sa relecture ; c'est elle qui a raison ou tort (rarement tort).
Les chroniqueurs

Le cœur de la rédaction bat en trois pupitres. Le pupitre folk, tenu par un guitariste de trente ans de pratique, couvre le répertoire acoustique, des ballades collectées aux auteurs-compositeurs contemporains, en passant par nos portraits d'icônes. Le pupitre soul, animé par une collectionneuse de 45 tours, veille sur Memphis, Detroit et leurs héritières, voir nos portraits soul. Le pupitre récits, enfin, se consacre aux chansons qui racontent : c'est lui qui a produit le dossier folk & soul et l'analyse de « Fast Car ».
Le pôle pédagogie
La pédagogie occupe une place à part. Un enseignant de guitare en activité alimente le guide de la guitare folk, la progression annuelle en quatre cycles et le guide stages et ateliers. Sa règle : ne rien conseiller qu'il n'ait testé en classe avec de vrais élèves de tous âges.
Les alliés du silence

Une revue vit aussi de collaborations discrètes : luthier conseiller pour les questions d'acoustique, disquaires de quartiers pour les introuvables, quelques enseignants qui testent nos cycles pédagogiques en conditions réelles avant publication. Nous les remercions comme ils aiment l'être : en écoutant mieux. Nous lisons aussi ce qui s'écrit chez les voisins de discipline : les mots du studio de danse nomment le geste, l'appui et le tempo avec une précision dont nos chroniques de rythme auraient tort de se priver. Quant aux lecteurs attentifs qui signalent coquilles et erreurs de dates, ils sont, à bien des égards, les membres les plus utiles de l'équipe : chaque correction rend la revue plus fidèle à sa première promesse, qui est de ne rien affirmer à la légère sur des musiques que nous aimons.
Comment nous travaillons
Trois principes, déjà énoncés dans la page à propos, méritent d'être répétés ici. Un : seuls des faits publics et vérifiables sont avancés, quand nous doutons, nous écrivons que nous doutons. Deux : aucun contenu protégé n'est reproduit, ni paroles, ni enregistrements, ni photographies d'artistes ; les œuvres sont analysées, jamais pillées. Trois : aucune invitation, aucun disque promo, aucun avantage n'achète la moindre ligne : nous payons nos places de concert et nos vinyles comme tout le monde, et nous en sommes fiers.
Les propositions de contribution, de correction ou de simple discussion sont bienvenues : la revue grandit aussi par ses lecteurs. Les coordonnées et la politique de contact figurent sur la page à propos & mentions ; les ambiances visuelles de nos rendez-vous, elles, patientent dans la galerie en attendant d'être photographiées.
Une rédaction n'est pas un organe de célébrités ; c'est un accord parfait (plusieurs voix), une seule harmonie. La rédaction de Cordes & Âmes
Ce que nos chroniqueurs lisent ailleurs
Une rédaction bénévole est faite de gens qui ont d'autres passions que la leur. Deux terrains reviennent souvent dans nos conversations, et ils nous apprennent quelque chose du récit et du rituel.
- soluce Final Fantasy VII : notre pupitre récits y regarde comment une histoire se raconte étape par étape, contrainte comprise, jusque dans un jeu vidéo.
- jouer à des jeux d'arcade : la même curiosité pour les rituels collectifs, avec des bornes et des jetons à la place de la scène et du micro.
La pratique instrumentale repose souvent sur des gestes répétés jusqu'à devenir disponibles sans y penser. Une note du carnet du site revient sur la répétition d'une forme et sur ce que les katas, ces enchaînements codifiés des arts martiaux, apprennent aux musiciens : la constance du geste, l'écoute du corps, la patience d'une progression lente. Chez Tracy Chapman, cette idée éclaire la manière dont une chanson jouée seule à la guitare se transforme au fil des concerts, sans changer de structure. La rédaction de Cordes & Âmes y voit un prolongement des questions de scène abordées ailleurs sur le site.